A propos

Et la photographe, alors?

Mon paradoxe avec la photographie, c’est qu’elle me permet de ne jamais (ou rarement) passer de l’autre coté de l’objectif pour être le centre de l’attention. Je préfère avoir l’oeil dans le viseur que les yeux rivés sur moi. Adolescente, j’ai voulu exploiter cette timidité et la tourner à mon avantage.

L’inconvénient d’un miroir, c’est qu’il renvoie ce que vous voulez y voir. Un photographe, lui, aura cette volonté de magnifier ce qu’il voit, à sa manière. Chaque photographe est différent, et chaque image sera différente de l’un(e) à l’autre même avec le même modèle, la même lumière et le même cadrage.

La photographie est pour moi une « thérapie par l’image » : se voir à travers le regard de quelqu’un d’autre permet souvent de grandir. D’apprendre sur soi, d’accepter ses cicatrices (visibles ou non).

Pour la petite histoire, j’ai débuté la photographie avec un Nikon Coolpix lors d’un voyage de famille en 2007. Depuis, cette manière différente de regarder le monde ne m’a jamais quittée : j’ai réellement commencer à bidouiller les paramètres de mes appareils dès 2009, je suis devenue photographe freelance en 2014, et en 2019 je fêtais mes 10 ans d’expérience.

Désormais, mes images se tournent vers l’art interprétatif (« fine art » en anglais), et le monde du mariage.